Taedium Vitae (fines lames octobre 1997)

Groupe formé sur les cendres encore frémissantes de DIES IRAE (groupe darkwave marqué par FIELDS OF THE NEPHILIM et des sonorités de rock lourd), TAEDIUM VITAE s’est rapidement émancipé de ces références et a abandonné les aspects parfois pesants de cette formation. D’emblée à travers son nouveau projet, le bassiste Jérôme Grousset a affirmé son goût pour les noirceurs subtiles d’une cold-wave ouvragée.

Peu de temps après la formation du groupe, une première démo K7 paraît intitulée : « SEXY DEATH » ; contenant sept titres qui placent la barre très haut. Un an plus tard, quatre titres voient le jour sur une seconde démo K7 : « DARK PASSION ». Ce n’est qu’au printemps 1997 que le premier album (CD) « THE GARDEN OF STONES » sort, pour une autoproduction, le son est extraordinaire ; un grand perfectionnisme semble avoir présidé lors de l’enregistrement, les sonorités sont captivantes, capiteuses sans être de velours, définies sans paraître grêles. Un grand disque qui résiste à des dizaines d’écoutes, ami fidèle des errances solitaires, des mélancolies partagées et des heures où l’on contemple fasciné l’effondrement inexorable des civilisations en voie de putréfaction.

Voici maintenant quelques questions qui permettent d’appréhender un groupe passé maître dans la création d’une cold-wave trouble, entêtante et rampant.

Avant TAEDIUM VITAE, as-tu eu d’autres expériences musicales ?

Jérôme : Oui, mon premier groupe s’appelait DIES IRAE (1992-1995), puis lorsque celui-ci a splitté, j’ai continué avec d’autres musiciens pour fonder TAEDIUM VITAE. Depuis quelque temps TAEDIUM VITAE devient : TAEDIUM VITAE feat. : DAS HEILMITTEL.

Quels sont les groupes ou artistes (même hors du domaine musical) qui t’ont marqué et qui ont exercé une influence sur ton travail créatif ?

Jérôme : Il y en a beaucoup ; pour en citer quelques uns : DEAD CAN DANCE, VIRGIN PRUNES, DAS ICH, BAUHAUS, FIELDS OF THE NEPHILIM, MISSION, PROJECT PITCHFORK, GOETHES ERBEN, JOY DIVISION... Pour le cinéma Carl Th. Dreyer, Tim Burton, Ernest Dickinson, David Lynch...

Pourquoi TAEDIUM VITAE ? Nihilisme, pessimisme, ciorantisme, décadence...

Jérôme : Personne n’y avait pensé avant nous.

Envisages-tu d’adjoindre d’autres instruments, d’autres musiciens au sein de la structure TAEDIUM VITAE ?

Jérôme : Pour le moment, non. Un album qui sortira sous le nom de TAEDIUM VITAE (feat. : DAS HEILMITTEL) se termine en ce moment. C’est un disque très sombre et très différent du premier album. Nous débutons l’année 98 avec sa promotion et le disque sortira en avril. Il est disponible en pré-vente au prix de 50FF (port compris) à notre contact et ce avant sa sortie. Après il sera plus cher (80FF). Par contre, après le printemps un autre disque se fera avec d’autres musiciens mais je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Quels sont tes projets à venir ? Concerts, albums...

Jérôme : En premier la sortie de l’album « FLEISCH UND BLUT » pour avril 98. En second, j’espère quelques concerts. En troisième, un autre disque à travailler l’été prochain.

As-tu arrêté tes activités au sein de DIAM PROD. ?

Jérôme : Oui, pour le moment.

Stanislas

(Trinity n°2)