Groupe : Clair Obscur
Album : In out
Date : 2005-04-14
Label : Infrastition
Distributeur :
Format : CD
Durée :

Deux
rééditions bienvenues sur le label « coldwave »
initié par Alexandre Louis de Cynfeirdd, en effet depuis la
mort de la structure VISA et la raréfaction des exemplaires
édités par les allemands d’Apocalyptic Vision, ces
albums cultes étaient devenus de véritables fantômes
sonores.« PLAY »
est en fait un pseudo premier album puisque qu’il est né de la
réunion de la « Cassette noire » de 1982
avec le maxi « Dansez » de 1984. Expérimentale,
bruitiste et hermétique, la musique de CLAIR OBSCUR est alors
dans le droite ligne des groupes batcave les plus radicaux (VIRGIN
PRUNES…) et d’iconoclastes ultimes comme THE WOLFGANG PRESS
(période « BURDEN OF MULES »).
Frénétiques et hurlants, CLAIR OBSCUR se focalisera
petit à petit sur une musique au -pessimisme combatif-,
dépassant le chaos et la catharsis des débuts pour une
mise en musique à la raideur expressionniste mieux produite et
moins « live ». Cette réédition
reprend une des pochettes dans une version couleur (celle de 1994 sur
Apocalyptic Vision était en noir et blanc).« IN
OUT », initialement paru en 1988 sur VISA, marque un
virage vers une musique plus néoclassique avec le renfort
d’une section à cordes, de flûtes et d’une trompette.
Moins coldwave, cet album impose un climat onirique troublant
préfigurant bien des productions de la scène
dark-néoclassique des années 90. Fruit d’une
collaboration avec l’émission « Clair de Nuit »
de France Culture (émission culte d’Irène Omélianenko
et Jean Couturier qui co-produira également « Dédale »
en 1994), « IN OUT » reste l’oeuvre la plus
aboutie de CLAIR OBSCUR. Du quasi baroque de Défini (aux
vocalises entre Haendel et Klaus Nomi) à la transe rythmique
de Tzarin (le morceau
vénéré des clubs goth-batcave), le groupe
combine sa folie oblique à un sérieux dans
l’interprétation qui dépasse de loin les limites
habituelles de la scène underground de l’époque,
rejoignant en cela les maîtres hollandais de MECANO. Bref
deux disques indispensables qui remplaceront allégrement les
copies vieillies par le temps. On attend désormais la suite
des rééditions: une vraie compilation de
singles/raretées… plus exhaustive qu’ « ISOLATED
TRACKS… » et pourquoi pas de nouveaux titres suite à
la tournée récente du groupe.

Catégories : Chroniques

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