Groupe : Wolfgang Press, The
Album : Everything is beautiful (a retrospective 1983-1995)
Date : 2003-03-01
Label : 4 AD
Distributeur :
Format : CD
Durée :

Le
label 4AD n’est plus à proprement parler un label digne
de ce nom, officine désormais spécialisée dans les rééditions
et autres compressions de catalogues. Après avoir synthétisé
les discographies de LUSH, Heidi BERRY, BELLY, PIXIES, MODERN ENGLISH, COLOURBOX,
DIF JUZ, COCTEAU TWINS, THROWING MUSES, BIRTHDAY PARTY et bientôt DEAD
CAN DANCE sur des albums compilatoires apparemment destinés à
supplanter les albums officiels des formations sus-citées, voici le tour
de THE WOLFGANG PRESS, l’un des groupes les plus méconnus du label.
Charnelle, tendue, sur-vivante, éléphantesque, élégante,
iconoclaste, la musique du trio (Michael Allen, Mark Cox, Andrew Gray) est une
parfaite alchimie entre le feu et la glace. En quelques dix-sept titres, le
disque tente de résumer la carrière du groupe. Première
déception, l’absence d’extraits du premier album « BURDEN
OF MULES » (pourtant jamais édité sur support CD). Le choix
des titres fait la part belle aux années quatre-vingt-dix, avec dix titres,
traduisant une volonté certaine de toucher le public nord-américain
(familier du groupe depuis l’album « QUEER »), le reste de l’album
comporte des moments d’anthologie comme les somptueux duo entre Liz Fraser
(COCTEAU TWINS) et Michael Allen sur I am the crime, ou encore le temps
d’une reprise hystérique du Respect d’Otis Redding.
Les grands classiques que sont Sweatbox, Kansas ou Shut that
door
ne font pas oublier l’absence d’incontournables comme :
Cut the tree, Heart of stone, Bottom Drawer, Forty days,
thirty nights
, Prostitutes ou encore Mother valentine. Pour
les amateurs du groupe, « EVERYTHING IS BEAUTIFUL » vaut surtout pour
son livret, où Michael Allen évoque des anecdotes retraçant
l’écriture des titres sélectionnés, le contenu musical
n’offrant, quant à lui que peu de raretés : un titre en
concert (le famélique People say issu de la dernière tournée)
et quelques versions rares (initialement disponibles sur des éditions
limitées et des maxis). Cette compilation reste une occasion de découvrir
le groupe, sans pour autant réussir à cerner la richesse de l’univers
de WOLFGANG PRESS. Les six albums du groupe sont indispensables, les trois premiers
pour leur noirceur expressioniste, les trois suivants pour leur faculté
à pervertir le chant des machines à danser.

Un article rétrospectif est présent sur le site.

Catégories : Chroniques

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