Groupe : Chameleons, The
Album : Why call it anything
Date : 2003-03-01
Label : Artful
Distributeur :
Format : CD
Durée :

Le
retour des CHAMELEONS s’est fait naturellement, sans hystérie,
ni agitation, après un silence de près de quinze années,
consacrées pour certains à des projets parallèles (THE
SUN & THE MOON…). « WHY CALL IT ANYTHING »
n’est que le quatrième album (si l’on exclut les compilations,
les concerts…) d’un des groupes les plus lyriques de la scène
du début des années quatre-vingts ; constat étrange
si l’on en juge par l’influence qu’ils ont eue sur une multitude
de groupes (FAITH & THE MUSE, CURTAIN, SPEAKING SILENCE…). Comme
à son habitude, Mark Burgess présente l’album et ses conditions
d’enregistrement par un petit mot dans le livret du cd, comme à
son habitude THE CHAMELONS oscille entre registre émotionnel et combatif.
. La voix de Mark Burgess s’étend dans différents registres,
humaine et habitée. Le ton est peut-être plus doux, les montées
lyriques moins fréquentes, mais la magie est intacte. Un premier titre
rageur irradie littéralement (Shades), puis Anyone alive ?
berceuse stellaire, Indiana nouvel hymne, Truth isn’t truth
anymore
et son rythme ternaire entêtant, le sommet du disque étant
sans conteste le lancinant Dangerous land , seul bémol, un titre
incongru et flottant aux discrètes colorations reggae (Miracles and
wonders); mais à part cette fantaisie, l’album est le digne
descendant de « STRANGE TIMES » (1986) le troisième
album du groupe. Un disque savoureux qui projette le quatuor dans le XXIème
siècle, sans nostalgie, ni régression. La pochette agressive,
un clown code-barré rouge-orange (d’un mauvais goût extrême)
est le point faible d’un album qui a tout pour plaire aux amateurs de
rock-wave hanté et intègre.

Catégories : Chroniques

0 commentaire

Laisser un commentaire