Groupe : Dresden Dolls
Album : No, Virginia
Date : 2008-07-19
Label : Roadrunner
Distributeur :
Format : CD
Durée :

Une collection de raretés, d’inédits et de nouvelles chansons, prolongement du deuxième album « Yes, Virginia », cette version noniste revisite l’univers qui a fait connaître le duo et s’exerce aussi à de petites digressions amusantes comme la réinterprétation de « Pretty in Pink » de Psychedelic Furs. Musicalement, le cabaret-rock exécuté au cordeau par le mariage piano-batterie ne change pas depuis le premier album. Energique, parfois lourdaud, souvent d’une évidence mélodique un peu lassante, l’art musical de Dresden Dolls mériterait une plus grande subtilité ou tout au moins un peu de retenue. Ainsi des titres comme « The Gardener » ont une dimension qui présage du meilleur, moins -chien fou- et parfaitement produit par Paul Q. Kolderie (Throwing Muses…). « No, Virginia » est surtout un disque de transition, les membres du groupe ayant actuellement des velléités  solo, un album d’Amanda est prévu pour l’automne et Brian a été vu sur des enregistrements de Nine Inch Nails. Phénomène visuel tout autant que musical, Dresden Dolls a la vertu d’apporter un bol d’air aux musiques dites sombres, mais surtout n’y cherchez pas la noirceur et l’expressionnisme de la batcave originelle ou du pagan-goth (Alien Sex Fiend, Sex Gang Children, Virgin Prunes…), Dresden Dolls est à la fois beaucoup plus transgenre et accessible à toutes les oreilles.

Catégories : Chroniques

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