Groupe : 48 Cameras
Album : Before me lay some more dark waters
Date : 2010-01-27
Label : Interzone (Belgium)
Distributeur :
Format : CD
Durée :

« An artist is unclean. Being an artist is a criminal act. Art activity is a transgressive activity, like crime », cette phrase de Paul Buck (la voix du groupe à ses débuts), citée sur la jaquette illustre précisément l’implication et la nécessité artistique qui anime 48 Cameras depuis le milieu des années 80. Avec ce neuvième album, ce sont des territoires aux confins d’un dark-ambient et d’un univers éthéré (riverain de certaines productions Projekt ou Amplexus) qui s’étendent tout au long de cinq titres de toute beauté. Après deux compositions solaires et mélancoliques où s’invitent les voix de Nick Grey et Saskia Domisse, une plage initiée par un passage spoken-word clôt la première partie de l’album. Une longue plage atmosphérique débute alors, digne des « Abandoned Cities » d’Harold Budd mais nourrie de spectrales présences vocales (tel un Raison d’Être non sépulcral mais Elémentaire). Un dernier titre quasi rituel, subtilement percussif, accompagné d’une voix conclut ce disque envoûtant et exigeant.  

Catégories : Chroniques

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