Groupe : v/a
Album : Societas Draconistrarum
Date : 2010-01-25
Label : SADE Le Collectif
Distributeur :
Format : CDR
Durée :

Belle affiche pour cette première compilation du collectif SADE (Sanctus Amenus Dominus Erecta). Un panorama savoureux de la scène goth, dark, wave et cold française. Entre vieilles connaissances (Brotherhood Of Pagans, Wallenberg) et découvertes, en seize titres on retrouve toutes les couleurs de l’univers corbaque. Le parcours sonore est presque toujours captivant et inspiré. La première partie de l’album est exemplaire: du superbe death-rock de False Faces ou Contre-Jour, à la coldwave hypnotique de Violet Sky, du rock gothique magistral de Brotherhood Of Pagans,  au titre cyber-batcave de Camp Z (une version spécialement enregistrée pour ce disque), de la new-wave au timbre dépressif de Mauve Ultra (avec une évocation de l’anarchiste Durutti), à l’after-punk tendu de Droserae (lignée Frustration), même le goth plombé mâtiné d’emphase de Nova Et Vetera infuse une noirceur subtilement mélancolique qui confirme le bon goût des SADiEns… La deuxième partie de la compilation s’ouvre avec New Risen qui vient un peu en rupture, offrant un Sanctuary remix de « Private Cell » puissant aux couleurs electro-dark, dans le même registre « avec machines » Be A Man évoque certaines couleurs de la darkwave allemande des 90’s sans convaincre réellement, avec Docteur Henway on retrouve un post-punk bien énergique même si le rythme est un peu brouillon, même couleur musicale et titre bien tendu en français pour Garçons Coiffeurs qui évoque la scène wave française des 80’s, Hervé de Wallenberg enchante avec son très curesque titre de 1984 « Butterfly of Death » (évoquant Tanit), Abyssanctum semble issu de la même époque synthés de glace, rythmique minimal-wave « Grise Romance, la folie batcave de Psukai hululante est quant à elle intrigante… Le final un peu ethnique-rituel d’Eydolon est assez difficile à apprécier dans le contexte avec des couleurs Von Magnetiennes quelque peu folk. Au final ce disque est d’une richesse rare et mérite qu’on s’y attarde.

Vendu 3 euros directement via l’association SADE, ou en distribution chez Manic Depression. A se procurer d’urgence le tirage est très limité.

Catégories : Chroniques

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