Groupe : Wallenberg
Album : Love Is Slavery
Date : 2013-09-02
Label : Manic Depression
Distributeur :
Format : CD
Durée :

Après l’émouvant et coupant « Sea Of Sins » (2004), Wallenberg sort à nouveau du silence avec « Love Is Slavery ». Moins « nostalgique » que le premier opus qui revisitait la longue histoire du groupe avec des invités cultes comme Elsa Drezner, Jean-Yves Tola ou Denis Bortek, ces dix nouveaux titres serpentent dans une veine new-wave intense mâtinée de coldwave. La basse obstinée et rampante, les guitares incisives et minimales, la batterie sèche et trépidante et ce chant si particulier à fleur de peau, fragile et vivant. On pense à Richard Butler (Psychedelic Furs) par instants pour cette capacité à magnifier les félures, affectée certes, mais terriblement incarnée, la musique de Wallenberg a l’élégance d’un dandysme rock d’un autre temps. Trente années parcourues d’un souffle intérieur, artisan d’un rock froid sans concessions, par-delà la batcave des débuts, sensiblement inactuel et pourtant idéalement résonnant en 2013.

Catégories : Chroniques

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